Démotivé(e) par mon travail, suis-je atteint(e) d’un brown-out ?

Il n’y a pas que le burn-out et le bore-out dans la vie. Il y au aussi le brown-out ! Le brown-out, c’est l’épuisement au travail, non par le stress et les cadences infernales (burn-ou), ni par la vacuité des missions (bore-ou) mais en raison de l’absence de sens.

Test en 3 questions

Pour mieux le comprendre et surtout repérer sa survenue, voici un petit questionnaire issu du livre du Dr François Baumann, Le Brown-out.

  • Le travail que vous effectuez actuellement vous motive-t-il ?
  • Comprenez-vous la finalité de vos activités et leur intérêt ?
  • Pensez-vous être en cohérence avec la politique de votre entreprise/organisation ?

Si les réponses sont négatives, vous êtes sans doute démotivés par votre travail. Une vaste enquête menée en 2016 avait montré que c’était le cas de 54 % des Français.

Devenir frugaliste pour prévenir et guérir le brown-out

Alors que faire ? Vous pouvez partir à la quête de sens. Devenir frugaliste peut également s’avérer salutaire à la fois pour prévenir et guérir le brown-out.

Comment éviter les 3 “B-out” (Burn-out, Bore-out, Brown-out )? Devenez frugaliste !

Les Français ont décidément une relation ambivalente avec le travail. S’ils aiment en majorité leur travail, ils font également part de souffrances récurrentes en répondant aux enquêtes. Ces souffrances se nomment souvent burn-out, bore-out ou autre brown –out. Devenir frugaliste est une façon de prévenir ces maux et d’aider à guérir des 3 « B-out ».

Burn, bore, brown, souffrez-vous  d’un « B-out »?

Burn-out : la “consumation” par excès d’investissement

Lutte contre les 3 "B-out" : burn, bore et brown

Le burn-out, cette « carbonisation » par excès d’investissement dans le travail est désormais bien connu. Il est considéré comme l’une des formes les plus graves de la « souffrance au travail ». Pour autant, il n’est pas formellement reconnu comme une maladie mais qualifié de « syndrome d’épuisement professionnel”.

Comment repérer ce syndrome ?

Le travail a pris le pas sur votre vie : votre messagerie crépite et vous répondez à vos mails en pleine nuit. Pourtant, vous avez l’impression de n’avoir jamais le temps de faire correctement votre travail. Bref, vous êtes en surchauffe. La rupture peut alors être brutale : un matin, ça casse, vous ne pouvez plus bouger. Ou, au contraire, ce syndrome s’installe plus progressivement. Et conduit de façon insidieuse à un épuisement physique et émotionnel, un cynisme vis-à-vis du travail ou une dépersonnalisation (déshumanisation, indifférence). Tels sont les critères de repérage de ce syndrome d’épuisement professionnel ou burnout.

Burn-out à qui le tour ? Film documentaire de la RTS, 2017
Burn-out à qui le tour ? Film documentaire de la RTS, 2017

Bore-out : le tourbillon de vacuité

Si, en revanche, votre responsable hiérarchique ne vous donne rien à faire, vous risquez le bore-out. Cela peut sembler paradoxal en première approche mais 82 % des Français rejettent l’idée qu’ « un emploi où je serai payé à ne rien faire, ce serait le rêve ».

Si en plus, vous êtes l’objet d’une mise au placard, cela ne vas pas renforcer votre narcissisme !

Employé dormant à son poste de travail. Bore-out ou brown-out ?
Bore-out ou brown-out ?

Brown-out : la perte de sens

Après la consumation par l’hyperactivité, la négation de l’individu par la vacuité de son activité, voici le dernier né de la trilogie : le brown-out.

Cette « baisse de courant » psychique fait suite au ressenti de perte de sens, voire d’absurdité, des tâches à accomplir. Les causes du manque de sens au travail sont multiples : rentabilité comme seul objectif, démultiplication du reporting, …

Maladie de riches ?

Il est vrai que ceux qui se plaignent de ce syndrome pourraient agacer ceux qui souffrent de n’avoir aucun emploi. Mais c’est oublier que le sentiment d’être inutile et d’accomplir des tâches dont on ne comprend pas l’intérêt provoque une érosion de l’estime de soi. Cette pente savonneuse peut conduire à la dépression. Si en plus, vous exercez un bullshit job ou « job à la con » au sens de l’anthropologue David Graeber, vous êtes un sujet à risque !

Pour repérer les symptômes, savoir comment réagir et trouver des solutions, vous pouvez vous référer au livre Le Brown-out. Quand le travail n’a plus aucun sens du Dr François Baumann.

Citation

“Il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir”

Albert Camus “Le Mythe de Sisyphe”, Gallimard, 1942

Testez-vous : présentez-vous des risques de brown-out ?


Causes des « B-out »

Les causes profondes de ces situations pathogènes sont certainement à rechercher au-delà de la seule sphère professionnelle, dans notre société. L’absurdité de nombreuses situations ont d’ailleurs été décrite au siècle dernier par Camus ou Kafka.

Pour autant, des moyens d’actions existent en matière d’organisation du travail. Sauf cas particulier (« déplacement » d’une personne), les solutions sont donc la plupart du temps collectives. Or, avez-vous remarqué que la première réaction est de ramener le problème à l’individu en difficulté ? En commençant à chercher ses fragilités potentielles, ce qui a souvent pour effet de le culpabiliser et de l’enfoncer un peu plus ?

Qui est touché ?

Les plus exposés à ces syndromes sont probablement ceux qui placent le plus haut la « valeur travail ». Plus dure sera la chute en cas de désillusion ! En premier lieu, celles et ceux pour qui le travail constitue l’un des buts principaux dans la vie.

Trouver des issues et des solutions

Mieux vaut prévenir que guérir !

Faire appel aux dieux de la médecine ?

Les Grecs et les Romains l’avaient déjà compris. Le dieu de la médecine, Esculape pour les Romains, avait deux filles : Hygie , déesse de la prévention et de l’hygiène de vie et Panacée, qui intervient quand le mal est fait. Mais Panacée de peux pas se passer d’Hygie et la conception de remède miracle, offert par la Panacée, est parfois illusoire.

Privilégier l’approche collective

Les mesures de prévention collectives sont bien sûr à rechercher et à mettre en place en priorité. Mais que faire si elles n’arrivent pas ? Ou trop tardivement, une fois que vous aurez fait le tour des 3 « B-out » …) ?

Mesures individuelles

Pour parer cette éventualité, une approche préventive individuelle s’avère prudente. Alors, optez pour une bonne hygiène de vie : décentrez le boulot  de votre vie et désacralisez le travail. Cultivez une ou plusieurs activités par ailleurs, qui un jour pourront constituer des voies de reconversion !

Livre, Ariane Dubois, Ne t'inquiète pas, tout va bien, 2020

Cette diversification contribuera à votre équilibre et sera d’ailleurs, la plupart du temps, bénéfique pour votre efficacité au travail. De plus, si vous rencontrez une difficulté au travail, il vous sera plus facile de prendre du recul et de relativiser. Car vous pourrez switcher (au moins temporairement) sur vos hobbies.

Guérir

Malheureusement, une action curative se révèlera parfois nécessaire. En cas de brown-out, vous pourrez vous attacher à retrouver du sens au travail (la méthode Coué, vous connaissez).

Dans les cas graves, vous vous verrez certainement proposé une réponse médicamenteuse. Et ce même si l’origine du problème est organisationnelle ou provoquée par le comportement inapproprié d’un tiers) et/ou une aide psychologique. Par la suite, vous vous orienterez peut-être vers une approche transcendantale. Avez-vous remarqué le succès du yoga, de la méditation de pleine conscience et du développement personnel (livres, coachs …). Ou vous chercherez refuge dans la philosophie, comme Ariane Dubois le raconte dans son livre Ne t’inquiète pas, tout va bien ?

Le remède du frugalisme

Comme alternative ou complément à toutes ces méthodes, pensez à devenir frugaliste ! Car le frugalisme vous aidera à lutter contre l’épidémie des 3 « B-out ». A la fois pour prévenir ces fléaux et en guérir.

En prévention, devenez frugaliste !

Logo pharmacie et frugalisme
Le frugalisme, disponible en pharmacie ?

En effet, pour ce qui est de la prévention, dès lors que vous vous êtes fixé l’objectif de devenir frugaliste, vous prenez nécessairement du recul par rapport à votre travail. Puisque l’une des finalités du frugaliste sera justement de travailler moins et même, pour certains, de ne plus exercer du tout d’emploi rémunéré. De plus, vous réduirez votre temps d’exposition aux risques puisque votre objectif de frugaliste sera une retraite (très) anticipée.

Le frugalisme, également pour le volet curatif

Sur le volet curatif, lorsque vous aurez atteint votre objectif d’indépendance financière grâce à votre démarche frugaliste, vous aurez fortifié vos défenses immunitaires contre les virus des 3 B-out. En tant que frugaliste, vous aurez en effet l’esprit plus libre et aurez la possibilité de lâcher un boulot qui vous mine ou de réduire la voilure en exerçant votre emploi à temps partiel. La possibilité d’exercer votre faculté à dire « au revoir patron » à tout moment devrait changer vos rapports avec votre hiérarchie et vos collègues ! Et même si vous n’exercez pas cette option, vous jouirez d’une plus grande liberté d’esprit. Vous pourrez alors mieux sélectionner vos futurs jobs et en particulier d’éviter les « jobs à la con ».

Le frugalisme : votre joker

En conclusion, pour prévenir les situations de souffrance au travail et en particulier les “3 B-out”, prévoyez des plans B, C, …Cultivez avec persévérance des activités qui vous plaisent. Changer votre orientation, modifier vos choix de vie ou choix professionnels, cela doit toujours être réalisable. Le frugalisme pourra vous y aider et constituera votre joker. Et, comme toute action de prévention, plus elle est mise en place tôt, plus elle est efficace !

Quelles sont les causes du mal-être au travail ?

La priorité à l’économie au détriment de l’humain

Les causes profondes sont vraisemblablement liées à la primauté de l’économie, dans sa version « capitalisme actionnarial » sur l’humain et sur la décision politique.

Le néolibéralisme a déplacé le curseur du partage valeur ajoutée  au profit capital (pouvoir des actionnaires) et au détriment du travail. Ainsi, l’austérité est-elle prônée pour les salariés, qui sont vus comme une variable d’ajustement à la baisse des coûts de production. Dans ces conditions, pour Sylvaine Perragin, « Le capital créé de la valeur en sapant le travail » (Le salaire de la peine, Seuil, 2019)

En découle des impératifs de production qui conduisent à l’extension de modes d’organisation et de méthodes de management parfois brutaux.

Chaplin, les Temps Modernes
Chaplin, les Temps Modernes

Autre illustration du taylorisme et du management au début de XXe siècle, par le narrateur de Voyage au bout de la nuit, qui arrive aux usines Ford à New York en 1930 :

Ça ne vous servira à rien ici vos études, mon garçon ! Vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commandera d’exécuter… Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine. C’est de chimpanzés dont nous avons besoin… Un conseil encore. Ne me parlez plus jamais de votre intelligence ! On pensera pour vous mon ami ! Tenez-vous-le pour dit.

Céline, Voyage au bout de la nuit.

Cette primauté de l’économie et de la finance n’est pas toujours assumée par les dirigeants des entreprises et des administrations, qui peinent à fixer des caps clairs et motivants. Cette situation provoque souvent une perte de sens du travail.

La violence au travail vient parfois de l’organisation

Un des modes d’organisation le plus connu est le Lean management. Cette méthode a été inspirée par le système de production de Toyota. Elle consiste par exemple à supprimer les temps d’attente inutiles. Selon ses promoteurs, elle permet d’économiser du temps et de l’énergie et donc de gagner en qualité de vie au travail.

On ne parle plus du lean mais d’optimisation des fabrications». L’Usine Nouvelle, 2014

Cependant, elle conduit à des situations « aux limites » afin d’augmenter la productivité : un minimum de salariés générant un volume maximum d’activité. In fine, la masse salariale est réduite.

D’abord appliquée dans l’industrie, ces méthodes s’appliquent désormais également  au secteur tertiaire (services). Or, le « process » dans les services repose (plus encore que dans l’industrie) sur l’humain), comme le souligne Sylvaine Perragin dans son livre Le salaire de la peine.

L’homme n’étant pas une machine, ces méthodes provoquent des souffrances.

Certaines entreprises en sont revenues, suite à ses conséquences (troubles musculo-squelettiques, démotivation au travail) ou à des échecs cuisants dans sa mise en oeuvre. Mais d’autres la (re-)découvrent avec enthousiasme. Comme ce cadre d’une société du CAC 40 qui, en sortant d’un séminaire, voulait la mettre en œuvre dans mon club de sport !

Cette violence au travail provoquée par l’organisation constitue un « risque systémique » révèle l’Institut national d’études démographiques (INED) dans une étude citée par Anne Rodier dans sa chronique Carnet de bureau du Monde.

Illustration de l'article du Monde "La violence au travail est un « risque systémique », alerte l’Institut des études démographiques". Publié le 27 novembre 2019
« Les insultes et les pressions psychologiques (humiliations, dénigrements, menaces) sont les violences les plus fréquemment constatées, suivies par les atteintes à l’activité professionnelle. » Otto Dettmer/Ikon Images / Photononstop
Voir l’article complet

Autres facteurs du mal-être au travail

D’autres ingrédients peuvent également rendre la potion amère. Il s’agit notamment :

L'Open space m'a tuer.
  • du manque de sens. Le critère financier constitue souvent la seule (vraie) boussole et les managers peinent à fixer un cap clair et fédérateur.
  • de la dégradation des conditions de travail. Cf l’Open space m’a tuer. Alexandre des Isnards et Thomas Zuber  y remettent en cause, en 2008, avec leur expérience, de nombreux témoignages et force anglicismes,  l’image d’Epinal du « fun » véhiculées par les cabinets de conseil en vogue.
  • de la frontière floue entre monde du travail et sphère privée, favorisée par l’usage d’outils numériques et en particulier du smartphone. Lorsque votre responsable hiérarchique, un collègue ou un client vous appelle, et vous demande “Je ne vous dérange pas ?” Répondez-vous souvent “Je ne suis pas au travail” ou “Je suis en congés” ? Une certaine disponibilité est attendue et éteindre votre terminal peut être perçu comme un désintérêt de la vie de votre entreprise. Cette situation est admise voire encouragée dans la plupart des structures, malgré l’insertion dans le Code du travail d’un droit à la déconnexion, suivi de l’émergence de chartes sans grands effets, semble-t-il.
  • du travail en zapping : vous êtes sans cesse interrompu dans votre activité par le téléphone, les mails, vos collègues de bureau. Dès lors, il devient difficile de se concentrer sur une activité et vous avez le sentiment de ne plus maîtriser votre temps, ce qui est facteur de stress.
Enseveli sous ses mails ?
Vous ne parvenez plus à gérer votre boîte mail ? – Lionel Davoust
  • du manque de reconnaissance, souvent mis en évidence dans les études et sondages.

Des conduites individuelles abusives

En plus des modes d’organisation, les conditions de travail peuvent être viciées par des conduites individuelles abusives : management toxique, voire harcèlement moral, comme le décrit par Marie-France Hirigoyen.

C’est d’ailleurs parfois la politique d’entreprise qui permet à « de petits chefs » d’exprimer de manière débridée leur perversité. C’est le sens du témoignage d’une employée actuellement chez Orange, qui a connu la période de crise chez France Télécom. Selon ce qu’elle m’a indiqué, l’encadrement intermédiaire a pu se défouler localement en prenant appui sur les directives de l’entreprise.

La prévention demeure timide en la matière. Des initiatives voient le jour par exemple dans les écoles de commerce .

Des conditions parfois inhumaines

Deux jours, une nuit. Film
Deux jours, une nuit. Film réalisé par les frères Dardenne

Ces dérives conduisent parfois à des conditions inhumaines, comme les décrits Marc Crépon, directeur du département de philosophie à l’Ecole normale supérieure dans Inhumaines conditions, ouvrant son propos par les parcours de Rosetta et de Sandra, qui ont d’ailleurs été repris dans les films Rosetta et Deux jours, une nuit des frères Dardenne. L’auteur souligne que toutes deux se heurtent à plus d’une loi : celle des hommes qui décident de leur sort et celle de la société qui a cessé de les protéger.

Enquêtes sur la santé au travail : ce qu’elles révèlent

La littérature sur les sujets du bien être et du mal être au travail est abondante. Les études et sondages le sont tout autant. Cependant, ces derniers peuvent se révéler contradictoires, comme le souligne l’article du Monde « Les salariés français démotivés, un mythe ? »

Voir l’article complet

Ainsi, selon un premier sondage mené à l’échelon européen, seuls 6 % des employés français s’affirment engagés au travail. Alors que dans le même temps, un cabinet de conseil indique que 74 % des salariés français déclarent avoir de l’intérêt pour leur travail.

Cet écart peut-il s’expliquer par des différences méthodologiques ? Qui croire ?

Pour aider à y voir plus clair, voici des enquêtes  qui paraissent solides, en raison de la nature des organismes et/ou de la taille des échantillons.

Enquête SUMER

Il s’agit de l’enquête de Surveillance médicale des expositions aux risques réalisée par  la Direction générale du travail, l’Inspection médicale du travail et la DARES.

C’est assurément l’une des sources statistiques les plus fiables car plus de 2 500 médecins ont été mobilisés et 75 000 salariés interrogés en 2016 et 2017.

Le questionnaire soumis aux salariés permet d’appréhender la “tension au travail”. Cette dernière apparait lorsqu’une forte charge psychologique est associée à une faible latitude décisionnelle.

Cette “tension” se stabilise à un niveau élevé en 2017, après avoir fortement augmenté (+ 3 points). A noter également que “La tension au travail augmente dans les secteurs qui étaient les moins exposés en 2010, comme l’agriculture et la construction, alors qu’elle diminue dans l’industrie, secteur le plus concerné en 2010″. Une situation qui est, rappellent les auteurs, “prédictive de la dépression, de troubles cardiovasculaires ou de troubles musculo-squelettiques“.

Bilan « Santé travail, enjeux & actions »

Dans cette publication de janvier 2018, l’assurance maladie indique que “plus de 10 000 affections psychiques ont été reconnues comme maladie professionnelle en 2016, soit 1,6 % des accidents du travail”. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter. « Le nombre de cas reconnus a été multiplié par 7 en cinq ans », précise le rapport.

30 000 burn-out, 3,2 millions de personnes « en danger » d’épuisement pour l’année 2018. 400 suicides liés au travail. Plus de 4 000 infarctus directement dus au stress professionnel ».

Enquête du Cabinet Stimulus Conseil

En 2017, 24 % des 30 000 salariés interrogés par le cabinet Stimulus présentaient un état d’« hyper-stress » et 52 % un « niveau élevé d’anxiété ». Avec des conséquences loin d’être anodines : dépression, troubles musculo-squelettiques, maladies cardio-vasculaires…